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La Réforme Job Plus portée par le ministre de l’Emploi, Pierre-Yves Jeholet, est effective depuis ce 1er juillet 2026.
Cette nouvelle aide à l’embauche doit permettre aux employeurs wallons (unité d’établissement située en Région Wallonne) de pouvoir bénéficier d’une prime lors de l’engagement de certains demandeurs d’emploi. Une prime unique qui est amenée à remplacer les 6 anciens dispositifs d’aides à l’emploi dont Impulsion, SESAM, SINE et Tremplin 24+.
La prime s’élèvera à 1000 euros/mois pour un travailleur occupé à temps-plein. Une majoration de 200 euros/mois pourra être accordée à certaines entreprises comptant au maximum 20 équivalents temps plein. Un montant proratisé en cas de temps partiel.
Par ailleurs, la gestion de cette aide sera centralisée et confiée à un opérateur unique : le FOREM. C’est ce dernier qui assurera le contrôle des conditions, le traitement de la demande ainsi que le paiement. Le paiement étant versé trimestriellement par le Forem, directement à l’employeur.
Pour activer l’aide, l’employeur doit notamment :
- proposer un contrat d’au moins 3 mois (continus ou non), à mi-temps minimum (tout type de contrat sauf le contrat d’étudiant) ;
- vérifier l’éligibilité du candidat via le calculateur des aides accessible depuis le compte entreprise Forem.
Cette réforme doit être appréhendée comme un processus évolutif. À ce stade, le Forem ne dispose lui-même pas encore de l'arrêté du Gouvernement wallon. La mise en œuvre du dispositif se fera donc de manière progressive, selon une approche itérative, permettant des ajustements et améliorations continues.
Enfin cette réforme constitue aux yeux du secteur un tournant important pour promouvoir un marché du travail wallon à la fois dynamique et inclusif, en favorisant l'intégration durable des publics les plus éloignés de l'emploi.
Les conditions d’éligibilité, de contrôle, liquidation de l’aide etc vous seront davantage expliquées dans notre Info Bulletin du mois d’août.
Références :
- Décret du 21 mai 2026 portant création d’un incitant unique à l’embauche, M.B.,9 juin 2026.
- Un arrêté du Gouvernement wallon doit encore préciser diverses modalités d’exécution, notamment les éléments salariaux pris en en compte pour le contrôle du coût supporté par l’employeur.
FAQ | L’incitant Job Plus en 5 questions pratiques
A. Puis-je encore bénéficier du dispositif d'aide à l'emploi Impulsion à dater du 1er juillet 2026 ?
Pour les aides Impulsion activées avant* le 1er juillet 2026, le principe de portabilité sera maintenu. Ainsi, dès que l’aide aura été octroyée, le demandeur d’emploi pourra en conserver le bénéfice et utiliser le solde restant, que ce soit auprès du même employeur ou d’un nouvel employeur. En conséquence, le FOREM continuera à traiter des demandes relatives aux aides Impulsion jusqu’à la fin de l’année 2029 au plus tard.
* C’est la date de réception du dossier complet par l’ONEm qui est prise en compte.
B. Que recouvre exactement le terme « chercheurs d’emploi en situation d’aptitude réduite au travail» ?
Les personnes concernées sont confrontées à des difficultés durables, qu'elles soient d'ordre physique, psychologique, social ou liées à d'autres facteurs, ayant un impact significatif sur leur parcours et insertion professionnelle.
Contrairement à d'autres publics, elles ne sont pas tenues de satisfaire aux conditions relatives au niveau de diplôme ou à la durée d'inoccupation.
Ces chercheurs d'emploi devraient pouvoir être identifiés grâce au calculateur du FOREM (accessible via la plateforme numérique unique). Leur situation fait préalablement l'objet d'un screening réalisé par les assistants sociaux afin de confirmer leur appartenance à ce public cible. Si ce n’est pas le cas et que la personne n’est pas répertoriée, nous vous inviterons à contacter votre conseiller entreprise du FOREM.
C. Un candidat inscrit et inoccupé depuis + de 12 mois (mais < 24 mois). Après 2 semaines en contrat intérim, ce-dernier est engagé et l’aide est sollicitée pour ce nouveau contrat. Pourra-t-on considérer ces 2 semaines comme périodes assimilées ?
La réponse est oui !
Certaines situations permettent :
- Une assimilation à la qualité de chercheur d’emploi (n’obligeant donc pas à une réinscription la veille de l’engagement) mais aussi
- Une assimilation comme période d’inoccupation
Dans ce cas de figure-ci, les 2 semaines seront bien assimilées à une période d’inoccupation (durée assimilable qui peut aller jusqu’à 45 jours*).
Comme le travailleur est déjà inscrit au FOREM, il ne sera pas tenu de se réinscrire la veille de l’occupation pour laquelle l’incitant Job Plus sera demandé ; même s’il est encore sous contrat de travail (- de 45 jours cumulés), la veille de cette occupation.
*Veuillez noter que ces prestations sous contrat de travail sont limitées à 31 jours pour la période d’inoccupation demandée de 4 mois, 45 jours pour les 12 mois et 64 jours pour les 24 mois.
Autre exemple :
Pour un jeune peu qualifié, le FOREM vérifiera sa situation au cours des quatre mois précédant son engagement. Si, durant cette période, le jeune est resté inoccupé mais a néanmoins effectué une ou plusieurs missions d'intérim de courte durée (par exemple, deux ou trois semaines), cela ne remettra pas en cause la possibilité d'activer l'aide lorsqu'il sera engagé dans le cadre d'un contrat de travail classique.
D. Comment s’effectue le calcul de l'effectif en équivalents temps plein (ETP) pour pouvoir bénéficier du complément accordé aux entreprises du secteur marchand occupant moins de 20 équivalents temps-plein ?
Pour toute demande introduite au cours de l'année 2026 (à partir de juillet 2026), le nombre de travailleurs exprimé en équivalents temps plein (ETP) est déterminé sur la base de la moyenne calculée sur les quatre trimestres de référence, à savoir de juillet 2024 à juin 2025.
Si cette moyenne est inférieure à 20 ETP, ce seuil est retenu pour l'ensemble des demandes introduites au cours de l'année concernée (2026).
Par ailleurs, lorsqu'un employeur bénéficie d'une aide assortie d'une majoration pour une durée de 12, 24 ou 36 mois, tout dépassement ultérieur du seuil de 20 ETP au cours de la période d'octroi sera sans incidence sur le maintien de cette aide. L'employeur conserve donc le bénéfice de l'aide ainsi que de la majoration jusqu'au terme de la période pour laquelle elles ont été accordées.
E. Comment s’assurer de respecter le taux d’occupation au minimum à mi-temps nécessaire à l’activation de l’aide ?
Le taux d’occupation se calculera comme suit : nombre totale d’heures prestées sur le trimestre (exprimé en jours) /nombre de jours ouvrables théoriques sur le trimestre. Le taux d’occupation sur le trimestre doit être >0,5.
Exemple :
Un total de 300 heures prestées et une base de 66 jours théoriques sur un trimestre (en admettant qu’il s’agisse d’un temps-plein 38 heures/semaine).
Le taux d’occupation sera :
300/7,6 (heures/jour) = 39,47 jours
39,47/66 = 0,59 (>0,5)
Dans cet exemple-ci, nous sommes bien dans les critères attendus.
Veuillez noter que si le mi-temps minimum ne devait pas être atteint sur un seul trimestre, la liquidation de la subvention serait alors suspendue mais sans perte de l’octroi.
Tandis que si le mi-temps minimum n’est pas respecté à l’issue de deux trimestres civils consécutifs, le droit à la subvention sera alors définitivement perdu dans le chef de l’entreprise.